Fils de survivants de la Shoah, Éric Feldman dépeint avec dérision les névroses dont il a hérité. Une autofiction instructive et jubilatoire qui convoque tout à la fois la psychanalyse, l’amour, le yoga, le Club Med et le maillot de bain de son oncle.
L’un (Hitler) a tué sa famille et l’autre (Freud) lui a sauvé la vie. Éric Feldman se demande si les choses auraient été différentes si le deuxième avait pu être le psychanalyste du premier. En tant que descendant d’enfants juifs cachés pendant la Seconde Guerre mondiale, l’auteur et comédien dit avoir été « irradié » par leur histoire au cœur de la grande Histoire. La (sur)vie de ses proches a façonné ses angoisses comme son humour, salutaire et décapant. En cherchant à conjurer le traumatisme familial, il trouve la juste distance, avec une sacrée audace et beaucoup d’esprit. Caustique à souhait, intelligent, ce seul en scène qui oscille entre conférence et confidence nous fait rire et nous bouleverse. Inclassable et indispensable !
